À la Une

Shannon Wright par prétérition

Je ne vais pas vous dire qu’ils ont de la chance, les Toulousains, de l’accueillir chez eux ce soir. Je ne vais pas vous dire que son concert dans la chapelle Saint Louis de Cholet a un peu changé ma vie. Je ne vais pas vous dire combien les collets montés sont inaudibles quand ils gargouillent que ça n’a pas sa place dans une chapelle. Je ne vais pas surenchérir en disant que cette artiste est divine et devrait chanter chaque samedi dans une chapelle différente. Je ne serai pas maladroit au point de prétendre faire découvrir Shannon Wright à qui que ce soit, moi qui ai appris son existence si tard. Et je ne répéterai pas ce qu’une amie m’a dit, alors : « mais enfin, c’est génial non de réaliser qu’on peut encore faire de si belles découvertes à ton âge ? ». Je ne vais certainement pas vous annoncer qu’un jour je raconterai ce que j’ai vu et entendu ce soir-là. Ce que j’en ai compris, ce que j’y ai capté, à la fois de sacré et d’occulte. Ne comptez pas sur moi pour indiquer qu’elle vient de reprendre la route pour une dizaine de dates, veinards veinards veinards. Ne croyez pas que je vais montrer ici combien j’envie tous ceux qui vont (re)croiser sa route. Sa route et sa musique. Vous ne me ferez pas dire que Division m’a valu une bien surprenante unité. Je pourrais vous expliquer comment, même peut-être pourquoi. Je pourrais affirmer qu’il y avait là le début et la fin de toute chose, dessiné entre les silences comme sur la chasuble d’un prêtre. Mais je ne le ferai pas.

Publicités
À la Une

Je suis Hauptstraße 155

Qu’il est nocturne ce mois de janvier… Ténèbres et lumière se font la guerre en plein jour, la guérilla rue par rue, presque maison par maison. Il a dû faire clair deux ou trois heures aujourd’hui, guère plus. Et la nuit, je veux dire lorsque c’est vraiment la nuit, pas moyen de voir les étoiles, vous pensez bien. Il pleut presque sans répit. Sale temps pour les étoiles. Un mois nocturne, même sépulcral, qui voit s’éteindre les astres, jusqu’à ce matin, le pompon si j’ose dire, un astre de la musique qui brillait autant que les John Lennon, Nina Simone, Lou Reed ou Kurt Cobain.

David Bowie est parti avant que j’aie eu le temps de faire vraiment sa connaissance. C’est bête. Je ne vais donc pas vous faire le coup du plumitif qui s’invente du jour au lendemain spécialiste du Thin White Duke (il y en a, si si). Mais voilà, David Bowie fait partie de ces artistes qui marquent leurs contemporains, même les plus distraits. Donc j’ai comme tout un chacun ma petite histoire avec lui.

Lire la suite

Loin, quelque part dans l’Ouest africain…

A l’initiative de la Librairie Le Fauteuil et du Théâtre du Bocage, Didier Ramdine  sera jeudi 19 juin à 20h30 à la Maison des Arts de Bressuire (1, Bd Nérisson) pour présenter au public les livres-partitions Le violon de Moussa et La guitare de Moussa. Il donnera à cette occasion un mini-concert extrait de ces deux contes musicaux qui nous emmènent loin, quelque part dans l’Ouest africain.

L’entrée est libre et gratuiteLire la suite